Collines, coteaux et alliances du vivant : un écosystème foisonnant
Ici, le vin n’a de sens que parce qu’il est ancré dans un paysage vivant. Parcourir les vignes du Mâconnais, c’est observer un dialogue permanent entre l’homme, la topographie et la biodiversité. Selon une étude du Conservatoire botanique national du Bassin parisien (2022), plus de 350 espèces végétales ont été recensées dans les inter-rangs de vignes, dont nombre d'orchidées, d’armoises et de plantes aromatiques indigènes.
Au printemps, les haies renaissent aux limites des parcelles, abritant passereaux, pies-grièches et chauves-souris. Depuis dix ans, le retour de la chouette chevêche, autrefois en déclin, témoigne d’une meilleure gestion paysagère : plus de 110 couples recensés en 2021 sur la zone sud-mâconnaise (LPO Bourgogne-Franche-Comté). Ces haies servent aussi de corridors écologiques pour les pollinisateurs, dont la population aurait augmenté de 30 % localement selon une enquête du réseau Biodiversité en Vigne (2023).
Plus marquant encore : de nombreux viticulteurs favorisent désormais le maintien de murets en pierre sèche (cabanes, « cadoles », terrasses), vestiges du XIX siècle, devenus refuges pour lézards, crapauds et insectes auxiliaires. Ces aménagements participent, année après année, à l’équilibre sanitaire du vignoble et évitent parfois le recours massif aux traitements phytosanitaires.